Essai. Gants chauffants Ixon It-Yate : chauds, douillets, mais…

On peut aimer rouler l’hiver à moto dans les paysages enneigés du haut Jura sans pour autant vouloir se les geler et exhiber ensuite ses engelures comme preuve d’une quelconque « bravitude ».
C’est sûr qu’aux temps des purs et durs, on traversait la Sibérie cahotant à 100 km/h au guidon d’une antique Ural, habillé d’une peau d’ours ! « Mais de nos jours, en arrivant ainsi attifé au col de la Croix de Serra, on aurait plutôt l’air con… », me disais-je, ce dimanche 12 janvier 2020 en croisant au guidon de ma moto un ours en bois positionné en lisière d’une route qui allait aboutir à un cul-de-sac de glace (et pour une fois, mon Tomtom n’y était pour rien). Alors puisque la technologie nous épargne de tuer l’ours pour s’en revêtir, autant opter pour « l’isolation réactive » ! C’est ce qui m’a poussé à adopter les nouveaux gants chauffants It-Yate de chez Ixon (*). Des gants connectés et, dixit le fabricant, intelligents. Tout un programme, non ?

Désormais, le motard n’a plus besoin de tuer l’ours pour se vêtir de sa peau…

Une fois les gants achetés (là, ça pique un peu les doigts, quand même…) il faut leur apprendre à reconnaître leur maître. On commence par télécharger l’application Clim8 gratuite sur Android ou AppleStore (ah oui, il faut un smartphone, qui n’est pas inclus dans l’offre), puis on y connecte les gants en bluetooth en les branchant simplement à leurs batteries et on suit la procédure : on glisse d’abord sa main dans le gant gauche pour que les capteurs prennent la température de la main et calculent la température idéale du motard ; puis on fait pareil pour la main droite… et c’est tout. Une fois les gants calibrés, ceux-ci s’ajusteront automatiquement à cette température dite « de confort » lors de la balade, chauffant plus ou moins en fonction de la température extérieure.

Les gants semblent de bonne qualité, mais résisteront-ils à la pluie ?

C’est douillet…
Attention : pour calibrer correctement les gants, il est conseillé de le faire dans des conditions climatiques « idéales », pour avoir une bonne température corporelle. Bref, il est déconseillé de calibrer les gants lorsqu’on a les mains froides ou que l’on vient de pratiquer une activité pouvant faire monter la température, genre consulter son relevé de points du permis de conduire ou lire la dernière intervention du Premier ministre sur les 80 km/h…
Autant le dire, à l’usage, ces gants se révèlent assez douillets. Mais les éléments de chauffe étant positionnés sur les parties les plus exposées au froid, ce n’est pas l’ensemble du gant qui chauffe. On peut donc y associer les poignées chauffantes de la moto pour réchauffer les paumes. Autre chose étrange au début : gant droit et gant gauche ne se parlent pas. Du coup, ils ne se déclenchent pas forcément au même moment. La sensation de chaleur peut donc passer alternativement de la main droite à la main gauche, ce qui est au final assez marrant.
Si les gants se révèlent trop chauds ou trop froids en cours de route, il suffit de s’arrêter et peaufiner le réglage par le biais de l’application. Mais si le calibrage a été correctement effectué, il n’y aura rien à faire, et les gants monteront et baisseront en température au degré près en fonction des besoins. Mieux : ils se mettront en veille tout seul lorsqu’on les enlèvera…
Les gants sont assez souple à l’usage pour manoeuvrer sans effort les leviers de frein et d’embrayage de la moto et l’index tactile fait bien le job pour régler le GPS. Une petite raclette anti-pluie permet même de nettoyer sa visière. Tout cela est bien pensé.
Batteries trop faibles
Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si… si les batteries tenaient un peu plus longtemps. Car je ne sais pas si les as du marketing ont « calibré » leur produit en fonction des besoins du motard moyen – qui, paraît-il, envisage désormais une balade de 100 km autour de chez lui comme un périple autour du monde – mais force est de constater que la tenue des batteries est bien insuffisante pour un motard Jurassien rompu aux longues sorties sur la journée. Pour une température idéale des mains calculée à 26°C, par un froid très relatif de 2,5 à 6°C, les batteries des gants ne tiennent que 3h30 environ avant de se mettre à clignoter, signe que la batterie arrive à 20 % de sa charge. Pour une sortie à la journée, il faut donc prévoir un deuxième jeu de batteries, vendu une cinquantaine d’euros. Que l’on doit ajouter aux prix des gants, de 250 €… C’est cher, mais c’est le prix du voyage en Première classe.
Au final, si la qualité de fabrication des gants semble bonne, il faudra voir comment vieillissent les matériaux, les coutures et les capteurs. Je ne les ai pas non plus essayés sous la pluie, en espérant que leur étanchéité ne sera pas prise en défaut. Le cas échéant, je n’hésiterai pas à vous en faire part…

 

ON AIME
> Le concept de gants qui s’adaptent à la température extérieure
> La finition qui semble de qualité
> L’usage assez facile une fois les gants calibrés

 

ON AIME MOINS
> Les batteries qui se vident trop vite
> Le temps de charge des batteries (environ 3 heures)
> Le prix des gants et le prix des batteries supplémentaires

(*) Ixon est une entreprise française qui s’est associée à une start-up textile elle aussi française pour développer ce produit, hélas fabriqué en Asie.

Merci à Toutie Toutinette pour les photos “on the road”

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Édition 2020 de notre Carnaval des Motards!
Défilé dans Montmorot et Lons le Saunier suivi d’une balade de 80km environ dans les beaux paysages du Jura.
Buvette et crêpes sur place.
Stands de nos partenaires motocistes.
Gratuit et ouvert à tous.
Partagez en masse mais surtout venez nombreux!!!

Meilleurs Vœux pour l’année 2020!!!

Le #mcplestontonsflingueurs vous souhaite une merveilleuse année 2020!! #family #friends #motorcycle #roadtrip #année2020 #meilleursvoeux #newyearseve #hittheroad

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Salut tout le monde…
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Essai. Casque Icon Airflite Stim

Toujours à la recherche d’équipement motard qui sorte de l’ordinaire, en 2019, je devais changer de casque.

Cela faisait pas mal de temps que je suivais la marque américaine ICON. Son ADN est de proposer des équipements répondant à tous les standards de sécurité tout en proposant des looks qui se démarquent.

J’avais craqué sur le Airflite Stim Black. Son look m’avait scotché dès sa sortie aux USA : agressif et original. Malheureusement c’est une marque encore peu connue en France et pour moi un casque ça s’essaye et ça s’achète dans un bouclard, pas sur internet.

Par chance notre partenaire MOTOPERF à Lons Le Saunier est devenu en 2018/2019 distributeur officiel ICON. C’est donc chez lui que j’ai pu essayer et acquérir mon nouveau heaume.

Il répond à toutes les normes de sécurité : DOT FMVSS 218 (US), ECE 22-05 (Europe), & PSC (Japon).

Il est en polycarbonate, malheureusement car j’aurais préféré de la fibre : cela explique aussi son poids de 1550 gr, qui reste cependant dans la moyenne des intégraux.

Il est équipé de série d’un écran solaire rétractable.

Les finitions sont belles, l’écran facilement démontable, le maintien du casque assurée par une boucle double D.

Icon a fait l’impasse sur le système Pinlock, remplaçant ce dernier par de généreuses aérations et un traitement des visières (attention donc de laver ces dernières sans produits agressifs).

Sa garniture intérieure HydraDry est très agréable, traitée anti-transpiration, facilement démontable et lavable.

J’avais volontairement choisi une taille très serrée, j’ai donc un peu souffert le temps que les mousses se fassent à mon visage, mais rien de grave.

La visière d’origine est transparente mais j’ai opté pour une magnifique visière iridium dernière génération, qui offre une belle protection solaire mais autorise quand même de rouler par temps sombre et de nuit. Très customisable le Airflite vous permet de choisir parmi une large gamme de visière mais aussi de décorations de casque. Vous pouvez même changer l’aspect du petit spoiler situé à l’arrière, voir lui donner un look plus cross.Icon Airflite Stim

Mais un casque c’est fait pour rouler, surtout au MCP, et celui-ci n’a pas dérogé à la règle et s’est pris plus de 10000 km par tous les temps.

Et le verdict est très positif. Très confortable, plutôt bien insonorisé, sa bavette anti-remous protège du froid l’hiver (vous pouvez l’enlever) et ses larges aérations offrent un confort sous les grandes chaleurs que je n’atteignais avant qu’avec un modulable. En effet, l’orifice central, qui passe d’ailleurs à travers la visière, peut se régler sur 3 niveaux et ainsi offrir une ventilation maximale. Le rappel au look des casques cross n’est encore une fois pas fortuit. Vous trouvez aussi sur le-dessus 2 ouvertures qui augmentent encore le volume d’air qui circule vers les superbes extracteurs arrières.

Ayant roulé plus de 300 km sous une pluie battante, je n’ai remarqué aucune fuite et aucune apparition de buée, le large écran, le traitement et le système d’aération remplissent leur office.

Bref je suis convaincu aussi bien par son look que par ses prestations. Vous pouvez y aller les yeux fermés si vous recherchez un intégral de qualité avec un look original, le tout à un prix très contenu : 300 euros et 45 euros la visière iridium.

À noter que Motoperf fait une promo : casque Airflite + 1 visière iridium à 330 euros.

On a aimé :

– le look

– les finitions

– les options pour personnaliser son casque

– le confort

– l’efficacité de l’aération

– le rapport qualité/prix

On a moins aimé :

– la coque en polycarbonate (j’aime la fibre) qui augmente le poids

À LIRE AUSSI :

Merci à toutes et tous pour votre soutien!!

Le MCP vous souhaite un très joyeux Noël!!!

Profitez de Noël chez notre partenaire Motoperf

Choisissez vos cadeaux de Noël chez notre partenaire Motoperf qui vient de lancer son site internet. Feuilletez en ligne les catalogues Icon et Tournay Distribution

Retrouvez le sur www.motoperf39.fr

 

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Pères Noël de la FFMC 39 samedi 21 décembre 2019

Comme chaque année la FFMC39 organise son traditionnel défilé des Pères Noël à moto le samedi 31 décembre 2019. Venez nombreux!!!!

Le MCP sera au présent!

RDV à 14h00 5 Avenue Jean Moulin 39000 Lons Le saunier

Essai. Béquille d’appoint pour moto : mais comment ai-je pu m’en passer ?

Roadsters, trails, sportives ou routières, de nombreuses motos sont livrées sans béquille centrale. Du coup, mis à part pour celles à cardan, lorsqu’il s’agit de graisser la chaîne, c’est un peu la galère.

La solution la plus communément employée est alors l’utilisation d’une béquille d’atelier. Pour une centaine d’euros, celle-ci permet de réaliser les opérations courantes de graissage et de tension de chaîne, mais aussi, pour les plus maniaques, de nettoyer la roue arrière.

Sauf que lorsqu’on n’est pas un motard en sucre, avec sa moto, on voyage. Loin. Sur plusieurs jours. Et là revient la difficulté pour le graissage et la tension de la chaîne…

Facile et pas cher

Bien sûr, certains motocistes à l’esprit motard, contre l’achat de la graisse et du dégraissant, donneront un coup de main et prêteront une béquille d’atelier. Mais pas tous. En tout cas, pas partout. C’est là qu’entre en scène un petit instrument fort pratique : la mini béquille d’appoint ou béquille de voyage.

Aux Tontons Flingueurs, on vous conseillera toujours de commander vos accessoires auprès de votre bouclard local. Mieux encore : chez nos partenaires. Parce qu’ils sont pros, sympas et qu’ils nous donnent quelques sous. C’est dire s’ils ont bon goût… Mais là, personne n’avait cet article en rayon. J’ai donc dû me tourner vers le grand souk électronique pour en trouver une, vendue une trentaine d’euros.

Certaines de ces béquilles sont affichées à des tarifs bien plus importants, mais je ne les ai pas achetées, ne voyant pas bien ce qu’elles offraient de plus que le modèle à 30 balles…

Son utilisation est des plus simples : on place la moto sur sa béquille latérale sur un terrain plat et stable, on bloque le frein avant de la moto à l’aide de la courroie (fournie), puis on place la béquille d’appoint sous le bras oscillant où un des supports permettant de placer la béquille d’atelier au niveau de l’axe de la roue. A partir de là, il suffit de tourner une douille filetée pour soulever d’un à deux centimètres, sans effort, la moto, qui repose alors sur sa béquille latérale, la béquille d’appoint et la roue avant.

Attention : les mini-béquilles ne conviennent pas à toutes les motos, notamment aux choppers ayant des béquilles latérales déportées. La  moto doit d’ailleurs avoir un bras oscillant à partir de 27,5 cm par rapport à la hauteur du sol pour que cela fonctionne.

Rétractée, la béquille mesure 31,5 x 9,5 cm et pèse environ 1 kg. Selon la notice, elle peut supporter une charge de 100 kg maxi et se range facilement dans un top case ou une valise latérale.

Au final, cet accessoire simplifie vraiment la vie du motard au long cours et pour un peu, il donnerait presque envie de nettoyer plus souvent sa roue arrière. C’est dire comme on kiffe le truc !

On a aimé :

  • C’est facile
  • C’est pas cher
  • Et ça peut rapporter gros (économiser le kit chaîne)

On n’a pas aimé :

  • La litanie des précautions d’emploi (mais qu’on nous foute la paix avec le risque zéro)
  • Le fait d’avoir dû l’acheter sur internet
  • Le prix : à 30 € ils doivent quand même se faire une sacrée marge

Précision : matériel testé sur une Aprilia Mana Na 850 GT de 247 kg, réservoir à l’arrière.

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